La Mare au Diable – George Sand

Couverture La Mare au Diable

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Titre : La Mare au Diable
Auteur : George Sand

Editions : Le livre de Poche (Collection Classiques)
Pages : 185 avec Préface et Annexes (124 sans)

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Résumé :

« On l’appelait « la mare au Diable » car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d’y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le cœur triste. Germain va chercher une épouse pour s’occuper de ses enfants orphelins de leur mère. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu’il aime tant.
George Sand chante, quelques fois en patois, les joies de l’amour, de l’enfance et de la terre. »

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plume

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Comme j’entre en section littéraire à la prochaine rentrée, il fallait que je commence à lire quelques classiques. Et George Sand m’a comme « appelé », étant une femme qui a choisi un pseudonyme d’homme, féministe et journaliste à Nohant. J’ai habituellement du mal avec les classiques… mais G. Sand a une si belle écriture, assez fluide, et forme si bien ses phrases, ça m’a de suite plu.

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C’est donc avec La Mare au Diable que je découvre cet auteur. Le livre a pour petite introduction, un tableau d’Holbein, dont elle fait une description, parle de la mort et se justifie de ses choix de sujet pour ce roman. Je l’ai trouvé un peu longue, ou plutôt pas palpitante.
Une fois que nous plongeons dans l’histoire, ça devient plus intéressant. Ce sont les récits de Germain, un laboureur veuf, qui s’en va trouver une nouvelle femme après un long deuil qui n’est pas encore guéri. Il emmène avec lui Marie, une jeune fille qui cherche un travail dans une bergerie non loin de sa destination.
Plus qu’un roman, c’est une tranche de vie. Et pour cela, les personnages sont bons et crédibles. Elle fait parler la Marie parfois avec quelques fautes, montrant son jeune âge, et la candeur de Petit-Pierre, le fils de Germain, prête au réalisme.

J’ai aimé, dans ce livre, apprendre quelques coutumes et légendes berrichonnes d’antan. Sand, assez attachée à défendre la cause des paysans et ouvriers, a su retranscrire parfaitement les campagnes du XIX° siècles, et leurs traditions païennes.
Cependant, une fois à l’appendice, on plonge dans le rituel du mariage, où je me suis vraiment ennuyée. C’est une tradition assez… particulière disons, et je n’ai pas vraiment compris pourquoi elle avait écrit cette suite, qui ne me semble pas utile du tout. C’est long et fade, et vraiment sans intérêt à mes yeux.

Je m’attendais quand même à quelque chose de bien plus ancré dans les légendes, et beaucoup plus centré autour de cette « mare au Diable », justement… Mais il s’agit simplement d’une petite romance campagnarde.

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En bref :

Un joli roman, assez court, qui se lit bien et dont l’histoire est assez plaisante. Il ne me marquera pas plus que ça je pense. Mais je lirai sûrement plus tard une autre de ses œuvres, je pense notamment à La Petite fadette, et quelques passages de Légendes rustiques

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Note : 3.5

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3 réflexions sur “La Mare au Diable – George Sand

  1. c’est officiel tu m’as convaincu ^^

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  2. Je l’ai lu il y a super longtemps et n’en ai pas gardé un souvenir très marqué, il faudrait que je le relise!

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